« Les baisers » sont des poèmes subtils et élégants, jamais vulgaires ni cyniques. Les vers raffinés, ouvrent tout un horizon de charmantes amours.
Chaque vignette est une ode à la volupté, au jeu délicat et joyeux de l’amour.
Voici ce que l’auteur nous dit dans ses préliminaires en page XVII : « Il n’est pas tout à fait inutile de réveiller parmi nous les idées d’une volupté vraie, qui naît de la nature, se développe par l’estime, se nourrit dans l’âme, la concentre, et ne l’isole que pour la faire jouir avec plus de recueillement et de vivacité »
Pour écrire ses « Baisers » Claude-Joseph DORAT s’est inspiré de Jean SECOND, poète de la Latinité moderne né à la Haye en 1511, grand orateur, sculpteur et poète, spécialiste du genre érotique. Il ne l’a nullement traduit mais l’a imité, tout comme l’ont aussi imité d’autres poètes que l’on retrouve en fin d’ouvrage dans un chapitre qui leur est consacré : « Imitations de plusieurs poètes latins » dans l’art de composer des vers érotiques.
Les deux frontispices sont gravés par Nicolas PONCE et Joseph DE LONGUEIL et la vignette de titre par Jacques ALIAMET, d’après Charles EISEN.
Chaque poème est précédé d’une délicate et coquine vignette et se termine par un cul-de-lampe gravés illustrant les chérubins de Cupidon.
(Un cul-de-lampe est un ornement typographique que l’on trouve en fin de page ou de chapitre, souvent de forme triangulaire représentant un dessin abstrait ou allégorique.)
La reliure est en cuir, demi-maroquin à coins rouges et filets dorés. Les plats extérieurs et intérieurs sont marbrés, la tranche supérieure des feuilles dorée. Le dos comporte cinq nerfs et six caissons, à l’intérieur desquels un double filet enferme des motifs de marguerites et un lettrage couleur or. Il mesure 25 cm et comporte 106 pages.
Claude-Joseph DORAT (1734-1780) est un auteur de poèmes, fables et contes. Il a également écrit sous le pseudonyme de Pierre BAGNOLET
Charles EISEN (1720-1778) est un peintre, dessinateur et graveur. Il fût le maître de dessin de la Marquise de Pompadour.
L’ouvrage est la réimpression textuelle de l’édition originale de 1770.
L’exemplaire que la Bibliothèque Romain Gary possède coté en XIX-B.514, est numéroté 368.
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