Installez-vous confortablement, écoutez et allégez-vous l’esprit ! :
Avec « Pooling with Matisse », création sonore de l’artiste Michel Redolfi, vivez depuis chez vous une expérience immersive inédite.

« J’aime la regarder parce que j’ai toujours adoré la mer et maintenant que je ne peux plus aller nager, je me suis moi-même entouré de l’océan. »
Henri Matisse

Photo à la Une : « La Piscine » d’après les papiers gouachés découpés d’Henri Matisse, 1952
Pierre de lave émaillée, 1997-1999, céramiste : Hans Spinner – Don de Claude et Barbara Duthuit, 2011
© Succession Henri Matisse – Photo : François Fernandez

Hélène Adant, Bandeau de papiers gouachés découpés « La Piscine, 1952 », d’Henri Matisse, sur les murs du Régina, Nice, 1953
Photomontage à partir de fichiers numériques issus des Archives Henri Matisse et du fonds Hélène Adant
© Succession Henri Matisse © Centre Pompidou/MNAM-CCI/Bibliothèque Kandinsky, Fonds Hélène Adant

« La Piscine » d’après les papiers gouachés découpés d’Henri Matisse, 1952
Pierre de lave émaillée, 1997-1999, céramiste : Hans Spinner – Don de Claude et Barbara Duthuit, 2011
© Succession Henri Matisse – Photo : François Fernandez

Compositeur de musique subaquatique, Michel Redolfi a spécialement conçu l’installation audio « Pooling with Matisse » pour le musée Matisse de Nice. Diffusée à 360°, la musique ondoie en cycles lents et lointains qui emplissent l’espace de sons fluides en accord avec le rythme du ballet aquatique imaginé par Matisse sur les murs de son atelier du Régina en 1952. Les découpes libres et souples des baigneuses déployées sur les quatre murs trouvent leur transposition sonore dans l’onde musicale.

A travers cette installation immersive, le visiteur peut vivre une expérience inédite qui marque son entrée dans le musée Matisse. Il quitte ainsi l’espace du dehors pour pénétrer dans le cadre spécifique du musée. C’est aussi rappeler, dès l’abord, que l’œuvre d’Henri Matisse, telle qu’il l’a lui-même conçue, se vit comme une sensation qui traverse le corps, bien au-delà de la seule perception visuelle : l’œuvre est une expérience avant d’être une image.

Matisse voulait que face à son œuvre les visiteurs « éprouvent un allégement d’esprit. […] qu’ils se trouvent dans un milieu où l’esprit s’éclaire, où le sentiment lui-même est allégé. Le bénéfice de la visite naîtra aisément […]. » (Charbonnier, 1960).

Henri Matisse, lettre à Alexander Romm (extrait), 14 février 1934 :
« La peinture architecturale dépend absolument de la place qui doit la recevoir et qu’elle anime d’une vie nouvelle. Elle ne peut en être séparée, une fois qu’elle y est associée. Elle doit donner à l’espace enclos dans cette architecture toute une atmosphère comparable à celle d’un beau et vaste sous-bois ensoleillé, qui entoure le spectateur d’un sentiment d’allègement dans la somptuosité. Dans ce cas, c’est le spectateur qui devient l’élément humain de l’œuvre ».

Avant d’avoir le bonheur de retrouver le musée, Michel Redolfi nous fait le plaisir de mettre à disposition quatre extraits de sa composition !

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