Il y a cent ans, le 28 janvier 1921, le maire de Nice, Honoré Sauvan inaugurait le Musée Masséna devenu propriété de la ville à la suite du don de Victor Masséna, prince d’Essling.

Un siècle plus tard, cette institution inscrite dans le patrimoine et le cœur des niçois, contribue à la connaissance, la recherche et la diffusion de l’histoire de Nice et de la Côte d’Azur en rendant ses collections accessibles au grand public et en conservant et enrichissant ses collections pour les générations futures.

Trésor du patrimoine niçois, le Musée Masséna est inauguré en grande pompe le 28 janvier 1921 en présence de toutes les personnalités qui comptaient à l’époque.

Ce « Carnavalet niçois », tel qu’aimaient en parler les journalistes, est installé dans la somptueuse demeure, liée au maréchal d’Empire André Masséna, et construite par son petit-fils Victor Masséna, prince d’Essling, à la fin du XIXème siècle.

Cet événement a été rendu possible grâce à la générosité de son fils et héritier, qui a voulu en faire un Musée d’Art et d’Histoire de la Ville de Nice.

Depuis cent ans, cet édifice remarquable s’attache à faire revivre la belle époque de Nice à travers son projet scientifique et atteint cet objectif par la diversité des expositions temporaires et la richesse des collections allant de la Révolution aux Années folles.

Les expositions temporaires

Depuis son ouverture, le Musée Masséna a présenté des expositions qui ont suivi l’évolution de la société et de ses courants artistiques.

La programmation a permis aux niçois et aux touristes de découvrir, au fil des décennies, l’histoire de notre territoire sous le prisme artistique, historique… tout en s’ouvrant sur l’Histoire de l’Art et les grands sujets de société :
L’art indépendant français (1921), Garibaldi (1932), Bonaparte (1938), Les Anglais sur la Riviera (1934), La musique et le théâtre à Nice et sur la Côte d’Azur du XVIIIème siècle à nos jours (1935), Cézanne (1953), La peinture française dans la seconde moitié du XIXème et au début du XXème siècles (1955), Henri Lebasque (1965), Carnaval. Cent ans d’un bouffon (1984), Le monde d’Anne Franck (1992), Marie Bashkirtseff (1995), Nice, Matisse (2013), La Promenade ou l’invention d’une ville (2015), Jean Gilletta (2017), Beate et Serge Klarsfeld (2018), Jazzin’Nice. 70 ans d’amour du jazz (2018), Nice. Cinémapolis (2019).

 

Affiches et catalogues

Les collections

En 1940, Joseph Saqui, directeur des musées municipaux, estimait à 700 le nombre des donations enregistrées depuis 1919. Celles-ci illustraient la vie locale, mais pas seulement.

En effet, dès sa création, le Musée Masséna reçut d’importantes donations généralistes : en 1923, les porcelaines offertes par Edouard Porcher-Labreuil et les bijoux légués par Georges Chapsal, en 1926 les armes, armures et bois sculptés réunis par Félix Joubert.

En 1929, le don de l’antiquaire Edouard Larcade permit de réorganiser la salle des primitifs niçois. En 1935, le musée reçut des sculptures de Jean-Baptiste Carpeaux offertes par sa famille. Ses donations n’ont jamais cessé.

À la suite de sa réouverture en 2008, de nouveaux généreux donateurs tels que la Société des Amis de Nice, Jean-Pierre Martin, fils du peintre Charles-Martin Sauvaigo, Bruno de Cessole, descendant de la famille niçoise des Spitalieri de Cessole, Olivier Lai, fils du compositeur Francis Lai, Jean-François Carenco, descendant de Joseph Saqui, François Daure pour la donation Barety… ont enrichi les collections.

Ils ont visité la Villa Masséna

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