Découvrez a travers les fonds des Archives Nice Cote d’Azur un des plus grands pianistes du XXe siècle qui a plusieurs fois honoré les mélomanes niçois de sa présence.

Né en Pologne en 1887, décédé en 1982 à Genève après une très longue carrière artistique, celui qui figure parmi les plus grands pianistes du XXe siècle a plusieurs fois honoré les mélomanes niçois de sa présence.

Rubinstein est aussi un des musiciens ayant donné le plus de concerts. Poussé par son impresario, Gabriel Astruc, c’est à Nice que l’enfant prodige du piano aurait donné un de ses premiers concerts français à l’âge de seize ans, au salon de thé Rumpelmayer, boulevard Victor-Hugo : « Je crois bien que ma musique était moins bonne que les petits gâteaux dont je me suis gavé » !

Lorsque son art a atteint sa plénitude, l’Artistique l’accueille pour des récitals les 23 février et 27 décembre 1925, 23 février 1926… En mars 1926, il rencontre le succès à l’Opéra dans La Symphonie fantastique. Il y revient moins d’un an plus tard, en février 1927, présenté par la Société des Concerts Classiques de Nice.

Le critique musical de L’Eclaireur du dimanche n’est pas le plus fidèle admirateur du virtuose :
« Pianiste de première valeur, mais qui reste humain, donc inégal. Il semble bien, par exemple, qu’il n’ait jamais lu la traduction du Prélude, Choral et Fugue de Franck. Cette page est la victime fréquente des pianistes, mais Rubinstein semble avoir à son sujet, battu un record, en la jouant avec une virtuosité inégalable, mais aussi avec une rare sécheresse ».

A l’instar des « stars » des années 1930, Rubinstein vient aussi à Nice en vacances : ainsi il séjourne au Negresco en 1933.

Les 14-15 février 1936 il donne un récital au Casino municipal. Il est de retour en mai 1958 à l’Opéra pour un triomphal concert d’ouverture du « Printemps Musical » avec un récital Chopin sur son « Steinway spécialement transporté à Nice » : des chaises ont été installées à même la scène, derrière le piano, pour ne pas refuser trop de monde.

Devenu célèbre hors du cercle des amoureux du piano romantique grâce au documentaire de François Reichenbach et déjà bien âgé, il joue le 22 avril 1970 à guichets fermés à l’Opéra.
En mars 1972, c’est au Palais de la Méditerranée qu’il se produit. Et il revient en juin 1973 pour un ultime concert à l’Opéra.

Enfin, c’est à Nice qu’il aurait rédigé ses mémoires au cours de l’année 1977, cinq ans avant de s’éteindre dans sa retraite suisse.

La visite à Nice en images

A écouter

Arthur Rubinstein

Bibliothèque Nationale de France – Gallica

Découvrez aussi