par Alain Callais, Véronique Thuin, Alain Bottaro

Prospectus pour l’Hôtel de la pension anglaise, 1836, Fonds Barety, Archives municipales de Nice

À l’occasion de la proposition d’inscription de Nice sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, le service Ville d’art et d’histoire et la Mission Nice Patrimoine Mondial vous proposent de découvrir un cycle de conférences dédié à « NICE, LA VILLE DE LA VILLEGIATURE DE RIVIERA ».

« Le temps des pionniers (1780-1860) »

par ​Alain Bottaro, Conservateur en chef du patrimoine

« Les huit décennies qui séparent les première traces d’un établissement hôtelier niçois en 1787 au rattachement de Nice à la France marquent les temps des pionniers de l’hôtellerie niçoise. Durant cette période de profonds bouleversements politiques que se conçoit et se perfectionne une forme d’accueil du voyageur jusqu’alors inconnue, l’hôtel de voyageurs. Les premières sources mentionnent l’Hôtel Au duc d’York dès 1787, l’Hôtel des étrangers commence à accueillir les voyageurs sur la route d’Italie à partir du Ier Empire, en 1836 l’Hôtel de la Pension anglaise est le premier établissement dont les plans sont conçus par un hôtelier, il est doté d’un spa, Victoire Schmitz construit à partir de 1856 le premier holding hôtelier niçois, enfin, à la veille à la veille du transfert de souveraineté à la France, c’est un véritable quartier d’hôtel qui se crée aux alentours du Jardin public entre l’embouchure du Paillon et la place Charles-Albert, future Place Masséna. Tels sont les jalons de cette épopée qui annonce la formidable expansion de l’hôtellerie de luxe après 1860. »

« L’émergence et l’apogée de la grande hôtellerie (1860-1914) »

par Véronique Thuin, Docteur en histoire, professeur à l’Université Côte d’Azur

« Au milieu du XIXème siècle, les auteurs des guides touristiques déplorent l’absence à Nice d’hôtels de qualité pouvant répondre à la demande. A la veille de la Grande Guerre, l’offre est devenue pléthorique et variée, proposant des établissements de toutes tailles, jusqu’à de petites pensions familiales. A la tête de ce réseau d’accueil, se trouvent de nouveaux types d’établissements : les palaces. Nous nous proposons de montrer la mise en place, en moins d’un demi-siècle, d’une nouvelle économie touristique dont ces grands hôtels sont à la fois l’agent principal, le cadre d’une nouvelle société et le marqueur paysager ».

« D’une guerre à l’autre. Le temps des crises (1914-1940) »

par Alain Callais, Président du Cehtam (Centre d’Etude et d’Histoire du tourisme le la Côte d’Azur et de la Méditerranée)

« L’hôtellerie niçoise connaît de 1914 à 1940 une période d’épreuves et de crises dues à la Grande Guerre, à la crise de 1929 et à la montée des tensions internationales qui débouchent sur le déclenchement d’un nouveau conflit en septembre 1939. Elle entre également dans une période de mutations qui s’accompagne de la réduction de la clientèle de luxe au profit de la classe moyenne, de changements de goût et de mode qui entraînent des séjours hivernaux plus courts et l’apparition d’une nouvelle saison, l’été ».​​

Le service Ville d’art et d’histoire de la Ville de Nice, avec son « Centre du Patrimoine – Le Sénat », est une équipe composée d’historien.nes, de professionnel.les du guidage et de la médiation.
Il connaît toutes les facettes de Nice et donne les principales clés pour comprendre son patrimoine urbain, architectural et paysager. Il anime avec passion des visites, des conférences, des expositions et des interventions pédagogiques.

Il étudie et inventorie également (dans le respect des normes de l’inventaire national) le patrimoine niçois en vue de la connaissance, de la valorisation, de la sauvegarde, de la restauration et de l’évolution urbaine de la Ville de Nice.

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