La collection d’affiches des Archives Nice Côte d’Azur nous offre une plongée dans la programmation de l’Opéra de Nice il y a cinquante ans.

Le public niçois est alors friand d’opérettes et ne se déplace que pour des versions françaises, ou, à l’extrême limite pour aller entendre la cantatrice catalane Montserrat Caballé (1933-2018) chanter du Verdi en italien avec Le Trouvère (janvier 1971). La « cantatrice à la voix d’or » revient l’année suivante, en janvier 1972, chanter dans Le Bal Masqué du même Giuseppe Verdi, et, en novembre dans La Norma de Bellini. En 2010 d’ailleurs, le foyer de l’Opéra a été officiellement nommé « Foyer Montserrat Caballé » en hommage à la diva qui a chanté pendant près de trois décennies sur la scène de l’Opéra de Nice et parfois plusieurs fois par an.

L’Opéra, dirigé depuis 1950 par Ferdinand Aymé (mort à Nîmes en 1982) offre donc à son public Jane Rhodes (1929-2011) dans La Périchole, l’opéra bouffe de Jacques Offenbach (novembre 1970) ; le baryton-basse Gabriel Bacquier (1924-2020), qui avait fait ses débuts à Nice en 1949, dans une version française de Boris Godounov, le drame musical du Russe Modeste Moussorgsky (décembre 1970) ; La vie de bohème de Puccini, une comédie lyrique, également en version française (janvier 1971) et trois cadeaux de fin d’année : Mady Mesplé (1931-2020) dans La Chauve-souris sur une musique de Johann Strauss, pour Noël, Le chanteur de Mexico, l’opérette de Francis Lopez, pour la Saint-Sylvestre, et Vienne chante et danse, une « opérette à grand spectacle », grand succès du théâtre Varna-Mogador, en janvier 1971.

La collection d’affiches

Découvrir les affiches en musique

Offenbach: La Belle Hélène / Acte I – Introduction choeur et air d’helene amour divin
Jane Rhodes, Jack Collin et Manuel Rosenthal •
Les Plus Belles Opérettes
• 2009

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