Les Archives Nice Cote d’Azur regorgent de documents (registres, correspondances, plans, photographies…) qui ne demandent qu’à sortir de leurs boîtes pour se mettre en mouvement et vous conter l’histoire des sites, édifices, événements et personnages clés de l’histoire de Nice. 

© Adagp, Paris, 2021
Affiche de Jean-Dominique Van Caulaert (1897-1979), Nouveau Casino de Nice, imp. Bedos (Paris), 1947. Archives Nice Côte d’Azur, 7 Fi 3

À la fois « café chantant », cercle de jeux et théâtre de comédies, la salle de spectacles de la rue Saint-Michel (aujourd’hui Sacha-Guitry) a plusieurs fois changé de propriétaires et de nom depuis son ouverture la fin des années 1890 : Kristal-Casino avant-guerre, Trianon après l’Armistice, Petit Casino dans les années 1930, Nouveau Casino dans les années 1940, Casino-Club dans les années 1960-1970…

En 1898, Giacomi en fait les « Folies Bergère » de Nice. En 1928, avec son nouveau directeur, Marcel Sablon (1894-1968), il s’impose comme « le plus parisien des théâtres de Nice ». Il accueille alors opérettes, numéros et revues, tours de chants d’artistes lyriques ou de variétés : l’actrice Cécile Sorel, le chanteur Léon Ponzio et bien d’autres encore s’y sont produits jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale.

En 1942, un groupe d’industriels lyonnais confie à l’architecte Richard Laugier (1896-1984) le réaménagement de la salle de spectacles et des salles de jeux : les travaux rendent plus accueillante la façade sur rue et le hall d’entrée d’où partent deux escaliers. La décoration des accès, des balustres et le superbe plafond à caissons donnent à la salle un volume plus harmonieux. Les installations techniques sont également modernisées et le casino est doté du « son Tabarin », du nom du principal concurrent du Moulin-Rouge à Montmartre.

C’est pour accompagner la réouverture d’après-guerre que l’établissement passe commande de cette création à l’affichiste de Montmartre Jean-Dominique Van Caulaert (1897-1979) – célèbre, dans les années 1930-1940, pour ses affiches des spectacles de Mistinguett, Marie Dubas, Joséphine Baker, Cécile Sorel, Suzy Solidor, Lys Gauty ou Tino Rossi. Une danseuse de revue en robe à frou-frou et bas « french-cancan » y promet aux spectateurs niçois des nuits aussi endiablées que celles des music-halls du « Gai Paris ».

Dans les années 1960-1970, on pourra entendre au Casino Club Amalia Rodriguez, « la reine du fado », le Toulousain Claude Nougaro, le violoniste Stéphane Grappelli…

Enfin, le chef étoilé Jacques Maximin s’installe en 1989 dans ce complexe de 3 600 m2. L’établissement est à l’abandon depuis la faillite des Brasseries Georges en 2015.

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