Conférence tournée avant l’inscription de Nice sur la Liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO
Entre 1860 et 1930, le littoral des Alpes-Maritimes est l’endroit où l’on réalise le plus grand nombre de jardins privés en Europe. À la demande d’une clientèle fortunée, des paysagistes renommés s’y succèdent pour créer des œuvres exceptionnelles. Dans le même temps, l’acclimatation exotique trouve sur ce territoire des conditions climatiques idéales favorisant l’introduction de milliers d’espèces originaires de régions tempérées, méditerranéennes, subtropicales ou tropicales. Capitale azuréenne de la villégiature, Nice est alors métamorphosée par l’exotisme qui envahit ses paysages restés jusque-là agricoles. Au début du XXIe siècle, la ville reste profondément marquée par l’acclimatation, partout présente dans les parcs urbains et les jardins privés. Lié à l’origine au tourisme, ce phénomène est venu enrichir la richesse biologique des Alpes-Maritimes, constituant un extraordinaire capital dont la diversité laisse présager de nombreuses possibilités de réponse aux changements climatiques en cours et à venir.
Contenu de la conférence
Le service Ville d’art et d’histoire de la Ville de Nice, avec son « Centre du Patrimoine – Le Sénat », est une équipe composée d’historien.nes, de professionnel.les du guidage et de la médiation.
Il connaît toutes les facettes de Nice et donne les principales clés pour comprendre son patrimoine urbain, architectural et paysager. Il anime avec passion des visites, des conférences, des expositions et des interventions pédagogiques.
Il étudie et inventorie également (dans le respect des normes de l’inventaire national) le patrimoine niçois en vue de la connaissance, de la valorisation, de la sauvegarde, de la restauration et de l’évolution urbaine de la Ville de Nice.
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